Pendant longtemps, on ne parlait pas de santé mentale.
On avançait, on encaissait, on faisait “comme si”.
Et puis quelque chose a changé.
Aujourd’hui, on parle de thérapie, de développement personnel, de routines, de journaling, de méditation, de respiration, d’alimentation consciente…
On parle de mieux-être partout, tout le temps.
Et ça, c’est une bonne nouvelle.
Mais doucement, sans s'en rendre compte, le mieux être a commencé a basculé vers autre chose...
Quand prendre soin de soi devient une pression
À force de voir passer des conseils, des méthodes, des “5 étapes pour aller mieux”, des “10 habitudes des personnes heureuses”…
on peut finir par se sentir à côté.
- Je devrais méditer
- Je devrais me lever plus tôt
- Je devrais être plus alignée
- Je devrais mieux gérer mes émotions
- Je devrais aller mieux… plus vite
Et sans le vouloir, on recrée une pression.
Une pression plus douce en apparence.
Mais une pression quand même.
Parce que derrière tout ça, il y a une idée implicite :
si tu ne vas pas bien, c’est que tu ne fais pas assez d’efforts pour aller mieux.
Et ça, c’est lourd à porter.
Le piège invisible : culpabiliser de ne pas aller bien
Ce qui est encore plus difficile, c’est que cette pression est souvent invisible.
Personne ne te dit directement “tu devrais aller mieux”.
Mais tu le ressens.
Tu scrolles, tu regardes les autres avancer, évoluer, rayonner…
et toi, tu es encore là, dans quelque chose de flou, de lourd, de compliqué.
Alors tu te dis :
- “Qu’est-ce qui ne va pas chez moi ?”
- “Pourquoi je n’y arrive pas ?”
- “Je devrais être plus forte…”
Et tu ajoutes de la culpabilité…
à un état qui avait déjà besoin de douceur.
Aller mieux n’est pas une performance
On a transformé le mieux-être en objectif.
En quelque chose à atteindre.
Presque en réussite.
Mais aller mieux, ce n’est pas une ligne d’arrivée.
- Ce n’est pas linéaire
- Ce n’est pas rapide
- Ce n’est pas propre
Parfois, aller mieux, c’est juste :
- se lever alors qu’on n’en a pas la force
- envoyer un message
- respirer un peu plus calmement
- ne pas s’effondrer complètement
Et c’est déjà immense.
Revenir à quelque chose de simple
Peut-être qu’on n’a pas besoin de tout optimiser.
Pas besoin de tout comprendre.
Pas besoin de tout réparer tout de suite.
Peut-être que le vrai point de départ, c’est autre chose :
- être écoutée
- être rassurée
- ne pas se sentir seule
- pouvoir dire “ça ne va pas” sans avoir à expliquer pourquoi
Sans méthode.
Sans pression.
Sans objectif à atteindre.
Et si on changeait de regard ?
Le mieux-être n’est pas une injonction.
Mais il peut le devenir si on le transforme en obligation.
Alors on pourrait choisir autre chose.
- Remplacer la performance par la présence
- Remplacer les “je devrais” par “j’en ai besoin”
- Remplacer la pression par du soutien
Parce que personne ne devrait avoir à aller mieux seule.
Et encore moins se sentir coupable de ne pas y arriver.
Chez Bonher
On voit chaque jour des femmes qui veulent aller mieux…
mais qui ne savent pas par où commencer.
Pas parce qu’elles manquent de volonté.
Mais parce que c’est flou, lourd, parfois trop.
Alors on a choisi quelque chose de simple :
- être là
- écouter
- rassurer
- orienter vers la bonne personne ou la bonne structure
Pas de recette miracle.
Pas de pression.
Juste un premier pas.
Et si aujourd’hui, ton seul objectif n’était pas d’aller mieux…
mais simplement de ne plus être seule ?